WARK, McKenzie
Un Manifeste Hacker
«Nous sommes les hacker·euses, les tâcheron·nes de l’abstraction, à la fois les bousilleur·euses et les novateur·ices». Au milieu des années 2000, McKenzie Wark affirme l’existence d’une classe hacker peuplée de créateur·ices de codes, d’idées, de concepts et d’informations, opposée à une classe vectorialiste qui s’approprie cette effervescence grâce au contrôle des vecteurs de l’information, au pouvoir logistique et à la surveillance. Ce nouveau conflit de classes reconfigure les formes de propriété, de technique et de politique, ainsi que les rapports écologiques et (post-)coloniaux. En hackant le marxisme, le situationnisme et Deleuze, Wark esquisse des alliances entre la classe hacker et les autres classes dominées. Ces alliances ont pour horizon l’abolition de toute forme de propriété et l’abandon du mythe de la rareté des terres, du travail et de l’information.
Deux décennies plus tard, avec l’accélération des logiques capitalistes, les hypothèses de McKenzie Wark acquièrent une nouvelle actualité. Le Manifeste Hacker s’inscrit autant dans les débats actuels sur le technofascisme et le technoféodalisme qu’il dessine des promesses de libérations au cœur des luttes numériques.
Cette réédition est une traduction révisée et augmentée depuis une perspective transhackféministe. L’ouvrage est enrichi d’un nouvel avant-propos et de « Célérité », un texte inédit en français, dans lequel Wark se confronte à l’accélérationnisme. [note de la maison d'édition]
Published by Meteores, 2026
Media Studies