L'économie de la mort - pour une politique des besoins vitaux
Les peuples soumis à la traite et à l’esclavage colonial furent ainsi décrits comme « sales et malodorants » – par des sociétés qui, au même moment, déclaraient l’universalité des droits – puis assignés au nettoyage, au soin et à l’entretien du monde qui se dit propre. Le racisme environnemental a autorisé le déversement des déchets et la sous-traitance des pollutions dans les pays du Sud global et les quartiers pauvres et ségrégués au Nord. Le déni structurel des besoins élémentaires, la destruction d’environnements, l’extermination de peuples se conjuguent avec la prolifération d’enclaves luxueuses dédiées à la satisfaction des ultra-riches. Le mode de vie impérialiste n’est possible qu’à la condition de piétiner les droits et la vie de communautés entières.
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L'économie de la mort - pour une politique des besoins vitaux
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